Association Française de Lichénologie - Les champignons lichénisés de France - AFL


 
 
 

Platismatia glauca (L.) W.L. Culb. & C.F. Culb.

Photos Jean-Pierre Gavériaux - en forêt sur pin - session AFL 2010 - Landes (40)


 

Ascomycota - Lecanoromycetes - Lecanorales - Parmeliaceae

 

Macroscopie : thalle foliacé 1-6(10) cm de Ø, avec lobes jusqu’à 1,5 cm de large, de couleur gris verdâtre ± foncé avec souvent une teinte brune (entièrement brun en situation très héliophile), onduleux, irrégulièrement incisés, à marge ascendante, entière à sublobulée, munie de sorédies (fo. ulophylla) ou d’isidies (fo. coralloidea), s’étendant parfois sur toute la surface du thalle. Face supérieure du thalle lisse, gris bleu-vert glauque. Face inférieure brun foncé plus claire vers les bords (entièrement blanche dans les formes d’ombre), presque toujours munie de rhizines isolées assez longues, peu abondantes (thalle peu adhérent au substrat). Médulle blanche.

Photosymbionte : algues vertes de type Trebouxia.

Chimie : Cortex K+ jaune ; médulle I+ bleu.

Microscopie : Apothécies non observées ; très rares selon la littérature, à disque brun-rouge, marge irrégulière, spores incolores, simples, 4-10 x 3-5 µm.

Écologie, répartition : Corticole (sur résineux ou arbres à feuillage caduc), lignicole, saxicole, calcifuge, dans des stations humides, bien éclairées ou ensoleillées. Commun en montagne. De l’étage collinéen à l’étage subalpin.

 

Étymologie : Platismatia vient du grec « platysma » = lame large et plate, gâteau large.

Espèce : glauca vient du latin « glaucus » = glauque, vert bleu, (en référence à sa couleur).

Synonymes : Cetraria fallax (Weber) Körb., Cetraria glauca (L.) Ach., Cetraria glauca f. fallax (Weber) Stein, Cetraria glauca f. fusca (Flot.) Körb., Cetraria glauca f. ulophylla (Wallr.) Körb., Cetraria glauca var. fallax Weber, Platisma glaucum f. coralloideum (Wallr.) Leight., Platysma fallax (Weber) Hoffm., Platysma glaucum (L.) Frege ; incl. Cetraria glauca f. coralloidea (Wallr.) Körb., Cetraria glauca f. crispata Hilitz.

 

Remarques : À la différence des Parmelia qui sont bien fixés au substrat par leurs nombreuses rhizines, le Platismatia est très facile à détacher du substrat du fait qu'il ne possède que très peu de rhizines.

Tuckermanopsis  chlorophylla (syn. Cetraria c.) est brun-vert avec des lobes beaucoup plus étroits ne dépassant pas 2-10 mm de large, une face inférieure crème ou brun clair et surtout une médulle I-.

Cetrelia olivetorum est finement sorédié, a des pseudocyphelles punctiformes et une médulle C± rose.

 

Cette espèce a fait l'objet d'une des 12 fiches du débutant

publiées dans le bulletin AFL 2011_2 par Jean-Michel Sussey

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