Association Française de Lichénologie - Les champignons lichénisés de France - AFL


 

Caloplaca albopruinosa (Arnold) H. Olivier = Caloplaca agardhiana = Pyrenodesmia agardhiana

Textes et photos de Jean-Michel Sussey (Village de Plaine Joux - Haute-Savoie - 74)


 

Ascomycota - Lecanoromycetideae - Teloschistales - Teloschistaceae
 

Thalle : crustacé, endolithique, continu, non lobé au pourtour mais assez bien délimité, de couleur blanchâtre, grisâtre ou même violacé.

Chimie : Thalle K- ou parfois K+ violacé clair, N+ parfois violacé clair ; épithécium  K+ violet (observation sous le microscope).

Apothécies : 0,2-1 mm de Ø, gris foncé presque noires, souvent pruineuses ce qui leur donne un aspect bleuté, avec un rebord persistant blanchâtre. Elles sont immergées au début puis deviennent saillantes à maturité. Asques octosporés.

Ce taxon ressemble beaucoup à un Lecanora.

Hyménium dépourvu de cristaux entre les paraphyses et non inspergé (dépourvu de gouttelettes d'huile).

Spores polariloculaires, incolores, largement ellipsoïdales, de 12-20 x 6-11 µm avec un épaississement équatorial de 3-5 µm de longueur d'environ 1/4 de la longueur de la spore.

Habitat : Saxicole, calcicole, photophile, sur calcaire dur ; espèce ommune.

 

L'échantillon photographié a été récolté par Jean-Michel Sussey (Herb. JMS N° 1899B), le 18/03/2005, à Onnion (74490) - La Villaz - Route de Plaine Joux, altitude de 1050 m, au sommet d'un petit rocher calcaire à mi-ombre, mais dans une zone très lumineuse.

 

Remarques :

Les spores sont souvent plus larges que la moitié de leur longueur ce qui leur donne un aspect replet. Caloplaca albopruinosa est un lichen commun caractéristique du Verrucarietum marmoreae. On peut cependant le confondre avec plusieurs taxons dont :

Caloplaca alociza que l'on trouve dans les mêmes sites.

Il a également un thalle endolithique, mais le rebord thallin de l'apothécie est très fugace, et l'hyménium est rempli de petits cristaux entre les paraphyses.

Caloplaca variabilis que l'on trouve également dans les mêmes sites, a une thalle épilithique, fendillé-aréolé, assez épais, et un hyménium dépourvu de cristaux.

Toutes ses différences ont bien été mises en évidence par Clauzade G. et Roux C. notamment dans le Bulletin de la Société linnéenne de Provence de 1977 - Taxons nouveaux et intéressants pour le midi de la France. 30:9-36 (p.19 - n°4).

 

Textes tirés de l'une des 12 fiches du débutant

publiées dans le bulletin AFL 2005_2 par Jean-Michel Sussey

 

 

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